Alors que les lycéens viennent d'effectuer leur rentrée, se pose toujours la question du programme d'histoire en première. Mis en oeuvre depuis un an, il reste très controversé.
Le cours d’histoire devrait être l’occasion de se détacher de l’air du temps, de réfléchir, d’analyser.
La question de l'enseignement de l'histoire au lycée interpelle sur la nature de la discipline et la nécessité de l'enseigner à tous.
Objet d’une réforme très contestée en 2009, l’histoire-géographie a été rétablie dans les classes de terminale scientifique. Le débat sur son enseignement n’est cependant pas éteint.
VOS COMMENTAIRES LES MIEUX NOTÉS
Je partage totalement le constat dressé par Olivier Loubes (celui d'Annette Wieviorka également d'ailleurs).
Pour répondre à la question du débat à mon tour, en tant qu'enseignant: oui l'enseignement de l'histoire au lycée est menacé car la contraction du temps scolaire mais aussi celui des épreuves ne permet plus ni d'enseigner ni d'évaluer correctement. Peu importe les contenus à ce stade (même s'il y aurait à redire), le volume fait que l'on pratique le survol, le superficiel, l'immédiat, ce que j'appelle les programmes "Power Point" et que l'on attend la même superficialité de la part des élèves en retour, quoi que l'institution puisse en dire.
Je plaide pour un éloge de la lenteur, surtout dans notre époque. Et là encore, je m'inscris totalement dans la lignée des propos d'Annette Wieviorka).
Vous critiquez ces historiens pour leur vision idéologique, en oubliant de dire que votre vision elle-même est idéologique. Votre discours de haine ne peut tromper les vrais passionnés d'Histoire.