Lancement du débat

Quelle union de la gauche ?

Élu Président de la République, François Hollande devra composer avec ses alliés. Or les alliances au sein des gouvernements de gauche ont parfois tourné au rapport de forces.

le jeudi 03 mai 2012
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3 contributions au débat

La gauche n'est pas condamnée à l'échec par la division

La formation d’une nouvelle union des gauches par le président Hollande au lendemain des élections législatives de juin 2012 n’apparaît pas plus problématique que les expériences précédentes de la Ve République.

le dimanche 10 juin 2012
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La nostalgie révolutionnaire

La gauche, avec l'Histoire, a une complicité qui a pu être un frein à son action

le mercredi 13 juin 2012
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« L’Histoire n’est pas notre code... »

La gauche française cultive volontiers son enracinement historique. Mais, dans sa diversité, elle a connu des évolutions notables et son « identité » est loin d’être demeurée statique. Aujourd’hui, elle se trouve face à la nécessité de penser un autre horizon historique.

le mardi 04 septembre 2012
 
 

VOS COMMENTAIRES LES MIEUX NOTÉS

Jean-Pierre BERTHET-LASTRAJOLI le mardi 05 juin 2012
 

On peut poser la même question pour la droite. Je suis intimement convaincu que, pour satisfaire des appuis et son aile gauche, le présent gouvernement va être effectivement victime de son idéologie. Comme Sarkozy avait été victime de son idéologie libérale durant un an.
L'idéologie est un élément néfaste pour un pays. J'ai le plaisir d'être conseiller municipal depuis 1995 et je m'honore d'avoir connu deux équipes composées de membres issus de différents horizons politiques.
Quand nous rentrions en réunion du conseil municipal, nous laissions chacun nos "casquettes" et étudions les problèmes sans préjugés, uniquement mus par la volonté farouche de trouver une solution à un problème, quitte à ce qu'elle ne colle pas avec nos convictions initiales profondes.
C'est pourquoi, depuis lors, je professe la plus tenace haine pour les idéologies de droite comme de gauche. Comme je déteste les promesses préélectorales. Promettre, c'est s'enfermer dans une logique qui va forcément ne pas correspondre à des réalités, à un moment ou un autre. Il ne faut promettre que ce qu'on peut tenir et ce qui a un sens dans une ligne générale, car chaque décision doit s'inscrire dans un tout cohérent.
L'erreur est un luxe qu'on ne peut plus se permettre.
Or, j'entends Hollande baser sa politique, tant française qu'européenne, sur la croissance. Or, Rocard a bien signalé que la croissance telle que nous l'avons connue en Europe ne sera plus, après que le siège de l'économie mondiale se fût déplacé vers l'Asie.
Donc, nos budgets doivent être faits avec l'idée que nous aurons des croissances autour de 1%. Or, ceux qui demandaient au gouvernement d'hier d'être réaliste refusent de l'être une fois parvenus au pouvoir.
Oui, les idéologies sont néfastes dans l'action quotidienne, même si on doit avoir un grand axe. L'idéologie ne fait que diviser les peuples, les familles. C'est un chancre de la société.
Je rêve d'un monde où l'on accepterait toutes les idées pourvu qu'elles soient bonnes.

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Jean-Pierre BERTHET-LASTRAJOLI le lundi 11 juin 2012
 

Ce qui condamnera éventuellement la gauche, c'est l'action et la division qui pourrait en naître. L'action implique des choix plus que des discours, or ces choix déplairont soit à l'électeur de centre gauche, soit à celui de l'extrême gauche (au rang de laquelle je classe Mélenchon), voire de l'aile gauche du PS.
Ce qui pourrait condamner le gouvernement Hollande est la désillusion, car la justice, l'équité et le parler doucereux ne sont que des gadgets lesquels n'ont qu'un temps, comme la façon dite moderne de gouverner de l'hyperprésident Sarkozy.
Passé l'été, on attendra des mesures sur l'emploi qui ne soient pas financées par les impôts des classes moyennes. Or, la mesure visant à imposer à 75% à partir de certains revenus va relancer la fuite des hauts revenus en France.
Il est un fait : un bouclier fiscal établi dans les années 80 auraient évité cette fuite et généré plus de rentrées que de sorties (via le changement de domicile fiscal que les riches peuvent opérer plus aiséments que les autres classes).
L'emploi, la sécurité, mettre au pas les multinationales-voyous qui délocalisent pour gagner quelques points de rentabilité, même quand les sites sont rentables, nous préserver de la crise financière qui se poursuivra, voilà les multiples points sur lesquels on attendra Hollande.

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