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Cinéma et littérature, une rivalité fertile

Désormais en vitesse de croisière, le 65e festival de Cannes prendra fin dimanche prochain. Comme chaque année, il compte de nombreux films tirés d’œuvres littéraires, dont certains sont déjà en salles : De rouille et d’os de Jacques Audiard (d’après le Canadien Craig Davidson), puis à partir de mercredi prochain, Cosmopolis, de David Cronenberg (d’après Don DeLillo), et Sur la route, de Walter Salles (d’après Jack Kerouac). Simples déclinaisons filmiques ou œuvres ouvrant des perspectives ignorées par les livres ?

le jeudi 17 mai 2012

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Cannes : des écrivains partout sauf au jury

Drôle de paradoxe : on ne compte pas un seul écrivain dans le jury du 65e Festival de Cannes alors que rarement l’inspiration des filmeurs de tous horizons aura été aussi littéraire.

le mercredi 23 mai 2012
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VOS COMMENTAIRES LES MIEUX NOTÉS

Jean-Pierre BERTHET-LASTRAJOLI le mardi 05 juin 2012
 

Le fait d'être écrivain fait-il de X ou Y un cinéphile ? Comme pour Jean-Paul Gaultier, pour certains on pourrait se poser des questions. Ils se sont même parfois essayé derrière la caméra et ont souvent produit des chefs-d'oeuvre... de médiocrité à cent lieues de ce qu'ils savent le mieux faire (écrire ou parler d'eux, ce qui revient parfois au même).
Par contre, un écrivain qui aurait un amour du cinéma (ça se voit parfois à la façon d'écrire ou à des références filmiques dans leurs écrits), pourrait apporter un regard différent de celui des "professionnels de la profession".
J'ai assisté à des dégustations à l'aveugle avec des oenologues. Trop techniciens et pas assez amateurs de vin et de gastronomie, ils se laissaient emporter par des "arômes subtils" qui en fait n'étaient que des méthodes de travail qu'ils supposaient, alors que le béotien épicurien avait un jugement radicalement différent et très souvent meilleur.
Aussi, on voit des "professionnels" accorder trop d'importance à des plans, des cadrages, à la technique, et délaisser l'histoire et la crédibilité. Ceci donne des palmarès qui ne demeurent pas dans l'histoire de Cannes.
Ici, effectivement, un écrivain cinéphile pourrait ramener le jury à considérer l'histoire et la façon de la présenter, de la défendre.
Quant au réservoire inépuisable que représente la littérature (y compris les romans de gare) pour le cinéma, est-il besoin de souligner son importance ? A moins de vouloir des scénarii aseptisés et sans imagination comme ceux que l'ont voit à Hollywood massacrer une bonne histoire de base, par l'ajout de vieilles recettes éculées. A l'inverse, en France, on produit souvent des films qui ne racontent pas grand chose, et qui ennuient le spectateur.
Mais ça, on connait aussi en littérature...

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