Le marché de la bande dessinée de collection est en pleine expansion, battant record sur record. Avec en fer de lance l’œuvre d’Hergé.
Normal que la cote d'Hergé soit au plus haut même si on peut penser qu'en BD comme en peinture ou en autographes, seule la valeur compte. Et elle échappe aux spéculateurs.
En 1930, alors qu’Hergé dessinait son premier « Tintin », un de ses amis, moquant les ambitions du jeune dessinateur, avait écrit dans leur revue scoute un texte délirant, prédisant entre autres facéties qu’« un jour les reproductions de ses dessins » se vendraient « à des prix astronomiques. » Il ne croyait pas si bien dire… et ça ne date pas d’hier !
La vente chez Artcurial a connu des records. Expert en BD, Eric Leroy analyse ces résultats.
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Ce samedi 2 juin, la couverture de "Tintin en Amérique" a été adjugée 1 120 000 euros au marteau, soit 1 338 509 euros avec les frais!
Certes, Hergé est un merveilleux dessinateur (pas pour la couverture de ce Tintin en Amérique), mais difficile de comparer avec Moébius ou encore avec des estampes de Yoshida Hiroshi. De même, impossible de comparer avec nos peintres impressionnistes.
Il y a quand même un fossé. Les prix sont aussi fonction, comme vous le signalez, de la part d'enfance qui se trouve dans l'acheteur et, dans ce cas-là, on peut se demander si la notion d'investissement n'est pas une excuse masquant la pulsion infantile.
Si j'avais eu les moyens, j'aurais cédé à la tentation pour une vente de livres ayant appartenus à Champollion le jeune. C'est du domaine de l'affectif.